Les Chroniques d'Halloween - Dark Legion, Eternity of Nothing

Les Chroniques d'Halloween - Dark Legion, Eternity of Nothing
Dans le sillage glorieux et fécond de Vader, la Pologne nous accouche de Dark Legion : pourquoi pas, d'ailleurs, car le groupe a un potentiel certain : après une intro brutuiste peu engageante, les moments de brutalité pure alternent avec des passages plus lourds et inquiétants ; Quoi qu'il en soit, les riffs de ce groupe sont souvent bien trouvés. Et le chant est un bon grognement rappelant plus le Brutal Death.
Le niveau technique des musiciens est impeccable et la production est très bonne. Il est vrai que Dark legion ne réinvente pas le Death, et ses influences, de Morbid Angel à ses voisins de Vader ressortent parfois. A noter également l'hommage à Chuck, avec la reprise de " Damnated angel " de Death. Pourtant, ce groupe à un petit quelque chose, dans son coté violence maîtrisée, ou dans ses petits chorus incisifs, qui me fais dire qu'on en entendra plus parler bientôt...

Site web :
www.darklegion.rockmetal.art.pl

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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 19:17

Modifié le samedi 10 octobre 2009 01:53

Nouvel arrivage - SKW-Alter Ego

Nouvel arrivage - SKW-Alter Ego
En premier lieu je dirai que le style exploré par ces Italiens m'était totalement inconnu jusqu'à présent, et je dois l'avouer, j'ai été globalement surpris par la prestation sonore de ce groupe.

Disons qu'ils mélangent plusieurs styles à la fois,l'influence néo métal étant particulièrement présente, ils ont su intégrer des passages pop et émotif avec un certain succès.Le chant est lourd et gras, les rythmiques sont souvent calmes mais nos Milanais savent mettre un coup d'accélérateur quand il le faut. On peut remarquer également l'insertion de samples électroniques qui rajoutent certains effets supplémentaires de bonne facture.

La production de cet opus est plus que propre: son impeccable, arrangements ... tout y est.
Même la pochette est ...originale.
Globalement cet album vaut le détour car il permettra à certain (comme moi) de découvrir de nouvelles sonorités et ainsi enrichir sa culture musicale.

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# Posté le vendredi 09 octobre 2009 19:06

Les Chroniques d'Halloween - Youthanasia, Megadeth

Les Chroniques d'Halloween - Youthanasia, Megadeth
Rien qu'au titre de cet article, une personne au Québec saute en ce moment même au plafond...c'est fou de se mettre dans de tels états...tout de même....merde..........alors.....

Sans atteindre le succès de son éternel rival Metallica, Megadeth ne cède pas face à la vague grunge et s'affirme grâce à son Countdown to Extinction comme un des grands meneurs de la scène metal Old School résistante. Si le succès massif de ce dernier album est à priori réjouissant pour Dave Mustaine, ce dernier prend doucement conscience que sa liberté et son emprise sur le groupe se sont nettement réduites. L'évolution de la musique de Megadeth doit désormais prendre en considération un public énorme séduit par le Countdown. Par ailleurs, la dictature de Mustaine commence à être sérieusement contestée au sein du groupe. La stabilité inédite de la formation implique légitimement la prise en compte de l'investissement des trois autres membres. Ces derniers exercent désormais une pression non négligeable sur Mustaine pour des prises de décisions plus démocratiques. Pour couronner le tout, l'ancien dictateur est invité à se raccourcir les cheveux...

C'est donc en proie à une frustration généralisée que Mustaine se lance avec ses collègues dans la conception de" Youthanasia". La démocratisation initiée avec "Countdown to Extinction" est ici poursuivie et approfondie. Les motifs complexes et structures progressives ne sont désormais que de lointains souvenirs, relégués au profit d'un abord direct et rapidement efficace. Ceci n'empêche la musique de conserver sa lourdeur et son agressivité car si Megadeth se démocratise, il ne se ramollit pas pour autant. Non non non...bien au contraire même. Mustaine conserve son timbre diabolique et malsain, Friedman ses riffs et soli tranchants, le tout sur une section rythmique toujours aussi puissante et précise. Le riff ultra-rapide de "Train of Consequences" illustre à merveille que Megadeth sait encore faire preuve de sauvagerie millimétrée.

Mustaine reste particulièrement fier de son "A Tout le Monde" qu'il considère comme une de ses plus grandes réussites (et moi aussi d'ailleurs...elle me fait en plus penser à un cercle d'amis de l'époque). Sa frustration ne fait donc que se décupler lorsqu'il découvre que le clip est censuré par MTV. Hors de lui, il hurle au scandale face à cette chaine qui n'hésite pas par ailleurs à promouvoir des vidéos "gangsta" misogynes pleines de drogues et d'armes à feu, mais Mustaine demeure incompris. Il en est de même pour la pochette que certains revendeurs jugent inacceptable par son caractère agressif. Mustaine la décrit pourtant de façon authentique, comme l'illustration du sentiment qu'il éprouvait étant jeune, et non comme une provocation stupide.

Alors que d'un coté Youthanasia semble devoir subir la censure, la frange la plus originelle des amateurs du groupe rejettent l'album qu'ils jugent comme une trahison commerciale. Ce disque peut effectivement être considéré comme un compromis, mais il renferme encore quelques tueries, particulièrement dans sa première moitié. Des titres tels que "The Killing Road" ou "Train of Consequences" auraient tout à fait leur place sur les efforts antérieurs et plus Thrash. D'autres comme "Addicted to Chaos", "Reckoning Day", "A Tout le Monde" ou encore "Family Tree" tendent davantage vers une certaine universalité. Bien plus digestes, ils demeurent parmi les titres les plus accrocheurs de la carrière du groupe. Il est vrai cependant que Youthanasia faiblit dans sa seconde partie, dévoilant alors des échantillons plus anecdotiques, qui se rapprochent dangereusement de la banalité de certains des albums suivants. Ce dernier grand album de Megadeth (pour l'éôque tout du moins) est tout de même quasiment aussi indispensable que son prédécesseur.

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# Posté le jeudi 08 octobre 2009 17:34

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 01:36

Axl Rose devant les tribunaux...encore une fois...

Axl Rose devant les tribunaux...encore une fois...
Independiente et Domino viennent de déposer une plainte contre Interscope/Geffen A&M, les Guns n' Roses et Axl Rose, demandant un million de dollars de dédommagement pour l'utilisation de samples non autorisée de non pas un, mais deux morceaux d'Ulrich Schnauss dans "Riad'n'The Bedouins", un morceau du Chinese Democracy. A l'écoute des morceaux concernés, on peut se dire que les avocats de Rose auront du mal à le sortir de ce coup là.

Tout d'abord d'Ulrich Schnauss vous prenez "Wherever You Are" :

Ensuite vous ajoutez un peu de "A Strangely Isolated Place" :

Vous mélangez bien et vous obtenez les premières secondes de "Riad'n'The Bedouins" des Guns'n'Roses :

La question qui se pose bien sûr, c'est pourquoi donc Axl n'a pas pris la peine, soit d'obtenir l'autorisation de Schnauss (ce n'est pas comme si Chinese Democracy avait été sorti dans la précipitation...non non non...que néni) soit d'enregistrer sa propre petite intro au synthé (si c'était une question d'argent, et là non plus...pas trop de doute....). Pour le peu qu'on en entend dans le morceau, ça n'aurait pas été si dur.

La théorie la plus probable alors ? me direz-vous ; quelqu'un, à une étape de l'interrrrrrrrrrrminable production de Chinese Democracy, a bricolé vite fait ce petit mash up d'Ulrich Schnauss pour donner une idée à Axl de ce qu'il envisageait pour l'intro, puis ce quelqu'un a été viré, comme tous les gens qui ont travaillé un jour ou l'autre sur l'album, et personne n'a pris le temps de chercher d'où venait cette intro quand il l'a retrouvé trainant dans le studio. Ce quelqu'un (je parierai volontiers sur Moby) doit bien rigoler aujourd'hui.

@++

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 17:47

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 17:24

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# Posté le mercredi 07 octobre 2009 17:02

Les Chroniques d'Halloween - Iron Maiden, The Number of the Beast

Les Chroniques d'Halloween - Iron Maiden, The Number of the Beast
Flashback en 1982.
La France de Platoche est éliminée en demi finale de Coupe du Monde par les Goths et Iron Maiden revient en 1982 avec un troisième album très attendu après deux grands disques de haut niveau, et un nouveau chanteur, le désormais très célèbre Bruce Dickinson qui s'est vu attribuer la lourde tâche de remplacer M. Di Anno, pourtant très apprécié à l'époque (et toujours à ce jour par une horde d'irréductibles puristes obtus). Une lourde tâche en effet qui n'a pas semblé effrayer Bruce qui s'en sort très largement bien et avec tous les honneurs même puisqu'il participe ici à l'un des chefs d'oeuvres du groupe.
Une légende est née.
Avec "The Number Of The Beast" et sa pochette culte plus célèbre encore que l'Anneau unique de Sauron, Iron Maiden signe encore un grand skeud, et ne s'arrêtera d'ailleurs pas à celui-là. Un grand album sur lequel Steve Harris est encore plus mis en avant (pour ne pas dire mis en valeur) à l'image du très rageur “Invaders” qui ouvre l'album. Les titres se suivent à une vitesse folle et les morceaux de bravoure se suivent dévoilant un Bruce Dickinson, dont la voix est beaucoup plus polyvalente, absolument magistral, du prenant puis puissant “Children Of The Damned” au classique “The Prisoner” et Steve Harris qui s'amuse encore dans les aigues de sa Fender Precision, “Run To The Hills” ou l'excellent “The Number Of The Beast” (allez, tous en choeur : SIX....SIX SIX.....THE NAIMBEUR OV ZE. BIST....)
L'album se termine de main de maître avec un morceau culte, l'épique “Hallowed Be Thy Name”. Superbe ! Digne d'un Carmina Burana tellement la charge émotive est importante.

Avec cet album, Iron Maiden s'impose un peu plus (à l'époque) comme l'un des leaders du Heavy Metal britannique, reléguant très bientôt les Deep Purple et autres Led Zep au rôle de "Dinosaures du Metal" (ils les ont toujours près de 30 ans après d'ailleurs...certes un peu fossilisés depuis...). Un des dix albums du genre à posséder dans sa collection.

@++

# Posté le mardi 06 octobre 2009 16:43

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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 23:05

Frankenstein - Mary W. Shelley

Frankenstein - Mary W. Shelley
Il serait grand temps de reparler un peu littérature ici !

Et quoi de mieux, en ce mois spécial Halloween, que de parler de Frankenstein, hein, surtout après un petit concert en DVD concert des ricains de Slipknot ? Il n'aurait pas détonné au milieu de la scène...
Il s'agit d'un classique de la littérature fantastique, donc forcément faut qu'il y passe.

Frankenstein Livre de poche

Lorsqu'en 1817, en villégiature au bord du lac Léman avec son mari, le poète Shelley, et leur illustre ami Byron, une jeune femme de vingt ans entreprend d'écrire ce roman, ni elle ni ses proches ne peuvent imaginer qu'il deviendra un des plus grands mythes de la littérature mondiale, auquel, un siècle après, le génie de l'acteur Boris Karloff devait donner un inoubliable visage.
Mais, paradoxalement, le succès même de l' oeuvre a contribué à en masquer le souvenir derrière l'arsenal souvent factice du cinéma d'épouvante. C'est pourquoi il faut lire ou relire, sous sa forme originelle, la confession du docteur Frankenstein, et l'aventure tragique qui, commencée dans une paisible université suisse, le mènera dans les glaces de l'Arctique, où s'enfonce le monstre auquel il a donné la vie...
Renouant d'instinct avec des thèmes universels – le golem, l'apprenti sorcier, et, à bien des égards, l'histoire de Faust -, anticipant des questions encore très actuelles sur la « part maudite» de la science, ce roman est aussi le drame d'une créature consciente, qui se sait privée de l'humanité et de la grâce. La haine qu'elle vouera à son créateur ne fait que refléter un infini désespoir.

Dès le début du livre, le ton est donné : il n'est pas question ici de détailler la création du monstre, on passe très vite sur cette partie. A vrai dire, aucune précision n'est donnée : on ne sait pas quel est l'ingrédient magique qui a permis de donner la vie à un être fait de bric et de broc.

On va en réalité suivre la vie du créateur, Victor Frankenstein. Pour l'anecdote, on donne souvent ce nom à la créature, alors qu'il s'agit en réalité celui de son créateur. Le monstre en soit n'a pas de nom, ce qui renforce le côté unique et exclu de ce personnage.

A travers les interrogations du scientifique, le livre va insister sur la place d'une telle créature dans notre monde. En effet, ne correspondant à rien d'existant et ayant été lâché des sa « naissance» dans notre univers impitoyable (Dallaaaaas, hum pardon), celui-ci va devoir se débrouiller seul, et de désillusions en désillusions, connaître une vie tragique.
En voulant s'insérer et malgré sa bonne volonté, il va se heurter à la cruauté et l'ignorance de la race humaine (notamment le jugement sur l'apparence), le faisant ainsi basculer du côté obscur de la force. (décidément...).

Les sentiments sont simples, mais vont à l'essentiel. L'auteur relate bien la difficulté à composer avec de tels avis puisqu'on a deux points de vues que tout opposent, sans pour autant que chaque protagoniste aie entièrement tort ou raison. Au lecteur ensuite d'y réfléchir et d'approfondir les réflexions soulevées.

Il est quand même étonnant de voir qu'il s'agit d'un livre toujours d'actualité malgré sa rédaction datant d'il y a un paquet d'années maintenant. De ce fait, on peut vraiment dire que Frankenstein a atteint son statut de roman incontournable.

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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 23:03